NOUVEAU TEST
31 juillet, 2008
La musique, les chorégraphies, et les réalités contenues dans la pièce ont décidément accroché jusqu’au bout le nombreux public estudiantin venu assister à la représentation. Les étudiants accueillaient avec des sifflements et des hochements de tête chaque vérité proférée sous forme de le gouvernement du Senegal commandement par les deux domestiques concernant la précarité de leurs métiers de femmes de ménage. « Nous sommes les premières à nous lever le matin, les dernières à nous coucher le soir. Les dernières à percevoir nos misérables salaires qui dépassent rarement les treize mille Francs (Ndlr : 19 euros). Nous sommes les premières à être accusées en cas de vol. Sans compter le mari ou le frère de la patronne qui peuvent nous violer à leur gré », ont tonné en chœur les deux domestiques de la pièce, Awa Coly et Fatou Diouf.
La pièce retrace l’histoire d’une femme de ménage victime des actes “esclavagistes” de sa patronne, Madjiguène Ndiaye, une femme d’affaires célibataire de 38 ans qui entretient son ami homosexuel Lathyr Samb. Fatiguée de subir les mauvais traitements de sa maîtresse, Fatou qui possède des dons d’hypnose, va en faire usage pour mettre sa patronne à son service, sans qu’elle ne se doute de rien. En suivant la pièce, vous êtes frappé par le plaisir que tire la domestique Fatou Diouf à faire subir à sa maîtresse, sous hypnose, ce qu’elle lui fait subir d’habitude. C’est ainsi qu’elle va lui faire balayer, astiquer à fond, la maison allant même jusqu’à lui asséner quelques coups quand elle ne s’exécute pas assez rapidement. L’ironie est que dès que Fatou réveille momentanément sa maîtresse de son sommeil hypnotique, elle redevient automatiquement la méchante maîtresse qui donne des ordres par-ci par-là.
